Vous êtes ici

L'université d'Abomey-Calavi à fond dans les MOOC

L’université d’Abomey-Calavi, la plus populeuses de la sous-région ouest-africaine en termes d’effectifs des étudiants, a compris le rôle catalyseur des MOOC pour la formation de ses nombreux apprenants. Pour ce faire, elle a multiplié des partenariats aussi bien avec l’EPFL, l’AUF qu’avec l’UEMOA.
Tags: 
29 juillet 2016

Les MOOCs (Massive Open Online Course) sont des cours en ligne et constituent un exemple de formation ouverte et à distance en télé-enseignement. Les participants aux cours (enseignants et étudiants) sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées. L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) qui a inscrit 82.476 apprenants pour le compte de l’année académique 2014-2015 mise sur le potentiel des MOOC pour l’enseignement/apprentissage/évaluation de cette importante population d’étudiants. En plus des efforts à l’interne, trois principaux cadres de partenariat servent de levier à la réalisation de cet objectif. Il s’agit, d’abord, de la signature d’un accord entre l’UAC et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), un leader mondial en matière de MOOC. Ensuite, il y a le projet PADTICE[1] avec l’UEMOA[2]. Et enfin, nous avons un accord avec l’Agence Universitaire de la Francophonie (MOOC CERFI) relative à la promotion les formations ouvertes à distance sous forme de MOOC. Nous allons montrer ici les efforts de l’UAC pour promouvoir les MOOC comme plateforme complémentaire pour l’enseignement/apprentissage/évaluation de ses apprenants.

Grâce à la coopération avec l’EPFL, un appui substantiel a été apporté à l’Université d’Abomey-Calavi pour la doter d’un centre dédié aux MOOC. Il comprend des ordinateurs de bureau, une connexion internet de 4 mégabits par seconde ainsi qu'un important dépôt de cours sous forme de MOOC. On peut accéder à ces cours en ligne ici. Les figures suivantes présentent la plateforme MOOC de l’UAC

Figure : plateforme MOOC de l’UAC          

 

Figure : un exemple de MOOC du dépôt offert par l’EPFL

 

La mise en service de cette plateforme a renforcé les activités du service de numérisation des cours (une initiative propre à l’UAC), qui avec le Campus Virtuel Africain (UVA), cellule du Bénin, a permis, dès 2013, la production de contenus éducatifs audiovisuels. Ainsi, environ 70 cours ont été produits et mis sur support CD. L'année 2015 a été marquée par la distribution de ces cours et au suivi de leur utilisation par les enseignants. Aussi une partie des cours est-elle disponible sur la page production du site web du Campus Virtuel Africain à l'adresse CVA (voir figure qui suit). Cette mise en ligne permet de vérifier si les cours sont accessibles à partir de différents support (ordinateur de bureau, ordinateur portable, Smartphone et tablette). 

Figure : aperçu de la page d'accueil du site web

 

Des formations à l’image du Séminaire E-learning et ressources numériques pédagogiques (figure ci-dessous) ont permis d’outiller les ressources humaines pour la réussite des MOOC à l’UAC avec comme résolutions : i) assurer la mise à disposition de chaque centre universitaires des ressources MOOC afin que l’accès soit facilité en local  à travers divers supports numériques ; ii) faire la récupération massive de contenu MOOC auprès des institutions productrices de contenus et offreuses de formation en ligne à travers des accords de partenariat ; iii) poursuivre la formation des enseignants pour le développement des contenus pédagogiques locaux afin que les MOOC locaux et les autres ressources numériques pédagogiques soient progressivement adaptés aux critères internationaux.

Figure : Quelques images du séminaire

En somme, l’Université d’Abomey-Calavi s’investit à fond dans la mise à contribution des MOOC pour la formation de ses nombreux apprenants. Toutefois, deux obstacles majeurs subsistent pour la plaine réussite de cette ambition affichée par les autorités rectorales de promouvoir les MOOC à l’UAC. Il s’agit du probleme de délestage et de la faiblesse de la bande passante Internet. Ce sont là des difficultés dont la resolution ne relève pas des institutions universitaires. Sans une réelle volonté politique pour la resolution de ces deux problèmes, les efforts de l’UAC, en la matière, seront voués à l’échec.  

 

Auteur : Serge Armel ATTENOUKON


[1] Projet d'Appui au Développement des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education

[2] Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine

Projets IFIC

décembre 2017

lun mar mer jeu ven sam dim
 
 
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29
 
30
 
31